Garage du Valinco, notre Point-Relais en Corse du Sud
2CV-MCC | 11 décembre 2018Pour André Leonetti, la 2 CV et la Méhari sont une spécialité qui remonte à la fin des Années cinquante lorsqu’il a commencé dans la mécanique. Aujourd’hui, son garage installé sur l’Ile de Beauté à Olmetto près de Propriano, est une adresse réputée pour les amateurs de Petites Citroën et tout particulièrement de Méhari.

Dans la famille Leonetti, la tradition n’est pas à la mécanique automobile mais à la boulangerie. Très jeune, André Leonetti décide seul de se diriger vers cette profession qui le passionne. Ainsi, le 1er octobre 1958, il commence son apprentissage au garage Vestérini de Propriano, alors agent Renault. Là, il signe un contrat de trois ans pour devenir mécanicien automobile. En 1961, après avoir obtenu son CAP, il est embauché au garage Peugeot de Propriano. Deux ans plus tard, c’est l’appel sous les drapeaux à la fameuse BA 105, la base aérienne d’Orange. Naturellement, ses compétences de mécanicien sont mises à contribution et il intervient tout aussi bien sur des véhicules français, que sur du matériel américain aux noms évocateurs de Jeep, Dodge, GMC, ou Diamond. Parti pour dix-huit mois, la durée du service ayant été réduite entre-temps, il est libéré deux mois plus tôt que prévu, rentre en Corse et est rapidement embauché au garage Citroën Santarelli de Propriano. C’est la grande époque de la 2 CV, de la DS, du Type H de l’Ami 6 et du U 23 et les journées étaient bien occupées. Il y reste jusqu’en décembre 1968 lorsqu’il se fait embaucher, toujours comme mécanicien, à la station Shell d’Olmetto. Là, un client avec qui il a sympathisé, l’encourage à se rendre à Paris chez Citroën où il a des relations bien placées. C’est ainsi qu’au Quai de Javel, il fait la connaissance de Jean Satin, un des ingénieurs du bureau d’études qui a entre autres travaillé sur la 2 CV et la DS. Grâce à lui, il va pouvoir suivre la formation de l’EMAC, l’Ecole de Mécanique André Citroën, à Nanterre. Ainsi, en un mois, il découvre la DS. Il la démonte et la remonte entièrement. Il se rend aussi dans les différentes usines du constructeur en région parisienne, Javel, Courbevoie, Levallois et Saint-Ouen. Il quitte la station-service en juin 1973 et inaugure dès septembre 73 son garage Citroën qu’il avait commencé à construire dès 72.
Le garage du Valinco ne porte plus les couleurs du constructeur depuis 2003, mais, intégré au réseau Eurorépar, il est devenu Point-Relais 2CV-MCC. Il fait 500 m2 et possède cinq postes de travail dont trois avec pont. André Leonetti fait la mécanique et est secondé par son fils François-Joseph, 42 ans, qui prendra la succession à la tête de l’affaire le moment venu. Titulaire d’un CAP, d’un BEP et d’un Bac Pro, il a aussi été formé par son père qui lui a transmis toute son expérience. Parfaitement complémentaires, ils peuvent tout faire de la petite révision jusqu’à la reconstruction complète. Ils ont par exemple récemment refait avec des pièces neuves trois Méhari en état sortie d’usine !

Trois questions à André Leonetti :
Interview expresse
– Depuis combien de temps êtes-vous dans la 2 CV ?
– « La 2 CV et moi, c’est une vieille histoire. La première fois que j’ai travaillé dessus, c’était lorsque j’étais jeune apprenti au garage Renault de Propriano. Une 2 CV A, une des premières 2 CV, avec son petit moteur de 375 cm3, avait été accidentée. On nous l’avait confiée pour la réparer. La plateforme avait été sérieusement touchée et nous n’avions pas d’autre solution que de la remplacer. J’avais été chargé par le patron, Monsieur Vestérini, de poser les fameuses bandes faisant l’étanchéité entre la plateforme et la caisse, et de serrer toutes les vis de fixation. Mais je connaissais déjà bien la 2 CV car ma famille qui était ne jurait que par elle. Il est vrai que c’était une voiture extraordinaire. Robuste, économique, simple à entretenir et réparer, elle n’avait que des qualités. Je pense que c’est pour ça qu’elle est aujourd’hui toujours autant appréciée par toutes les générations. Elle ne se démode pas ! »
– Quel est votre modèle préféré ?
– « Mon modèle préféré est une 2 CV à moteur de 425 cm3, une 2 CV AZLP de 1962 de couleur Gris AC 132 que j’ai achetée d’occasion en 1969 et que je possède toujours. C’était une affaire. Elle avait la boîte de vitesse cassée. Je l’ai réparée et j’ai depuis toujours roulé avec. J’aimerais bien un jour trouver le temps de la refaire entièrement. Sinon, j’aimais bien aussi la première 2 CV que je m’étais achetée neuve en septembre 1964 après le service militaire. C’était une 2 CV AZAM, cette fameuse 2 CV de haut de gamme que Citroën avait sortie l’année d’avant et qui avait une finition dérivée de celle de l’Ami 6. Elle était vraiment confortable. Sinon, il y a dans la famille une 2 CV 6 Vert Jade de février 1982 qui dort dans un garage depuis plus de trente ans. Elle appartenait à un de mes oncles aujourd’hui décédé qui était colonel de la Légion. Je souhaite pouvoir la récupérer un jour et la remettre en route. Ça me ferait une 2 CV ancienne en six volts et une 2 CV moderne en douze volts avec le moteur de 3 CV et les freins avant à disques. Deux modèles finalement bien complémentaires. »
– Quel est votre meilleur souvenir en Petite Citroën ?
– « Mon meilleur souvenir c’est vraiment l’agrément de conduite et le confort que la 2 CV vous offrait lorsque vous la conduisiez. Eté comme hiver, j’allais deux fois par semaine à la succursale Citroën de Bastia chercher des pièces de rechange. Il y avait 250 kilomètres et il me fallait quatre heures. A l’époque, il n’y avait pas de limitations de vitesse et je m’en donnais à cœur joie. Evidemment, dans la montagne, dans les montées, il fallait être patient. Mais le confort, la tenue de route et le freinage étaient extraordinaires. Pour ceux qui connaissent les petites routes corses, inutile de préciser qu’elles permettaient de mettre bien en valeur toutes les qualités de cette voiture. Et par toutes saison ! C’était un vrai plaisir à conduire. Et puis il y avait cette sensation d’être proche des éléments, de profiter des paysages plus qu’avec aucune autre voiture… Et il est vrai que, dans ce domaine, nous sommes particulièrement gâtés en Corse ! »

Coordonnées :
André Leonetti
Garage du Valinco
Lieu-dit Cipiniello
20113 Olmeto
Tél. : 04 95 76 05 90 et 06 34 41 91 51
– Le Classique (réf. 1540000), est le meilleur marché. Il ne dispose que d’une seule courbe d’avance et est destiné aux moteurs de 602 cm3. Il est garanti 24 mois.

– Le 6 Volts (réf. 1540003) est destiné aux Petites Citroën à moteur de 375 cm3 et 425 cm3 ainsi qu’aux premières Ami 6 et premières Dyane fonctionnant sous une tension de six Volts. Offrant luiaussi 16 courbes d’avance préprogrammées, il s’apparente à l’allumage Racing mais ne dispose pas de la prise pour la commande de l’avance par dépression. Là encore la garantie est de 36 mois.






Pendant les dix jours qu’a duré le salon, le stand de notre ami a été littéralement envahi puisqu’il a vu défiler les 40 000 visiteurs qui sont venus voir l’exposition sur les Routes Mythiques. Pendant trois jours complets, le jeudi 4, le mercredi 10 et le vendredi 12 octobre, les concours de démontage et de remontage de 2CV se sont succédé avec le plus grand succès et ont fortement animé le hall 5. Les visiteurs se prenant au jeu, les dix séances quotidiennes prévues sur les trois jours ont été largement dépassée. Au total, François en a en effet comptabilisé largement plus d’une cinquantaine !


2018, célébrera la 40e édition du salon Epoqu’auto qui s’annonce encore plus exceptionnelle. Les organisateurs réuniront 637 exposants, soit 478 professionnels de toutes sortes et 159 clubs. En plus du hall n° 1 et du hall n° 2 habituellement ouverts, le hall n° 3 le sera aussi cette année. Côté animations, tout sera fait pour satisfaire le visiteur, connaisseur ou néophyte. Six plateaux d’exposition seront ainsi mis en place avec des thèmes prestigieux tels que Lamborghini, Panhard & Levassor, les 120 ans de Renault, les motos New-Map, Autodiva et les sportives des Années soixante et soixante-dix ainsi que le régional de l’étape, la fameuse Fondation Marius Berliet.
En 1900, Joseph Gavard, l’arrière-grand-père de Laurent, crée son garage à Viuz-en-Sallaz, une petite ville de Haute-Savoie située à une vingtaine de kilomètres d’Annemasse. Pour lui, il n’est pas encore question d’automobiles, mais plus simplement de motos et de vélos dont il assure la vente, l’entretien et la réparation. Agent pour la marque Terrot, il travaille aussi pour des constructeurs installés en Suisse toute proche. En 1922, il franchit le pas et lie le sort de son garage à celui du tout jeune constructeur automobile de Javel. Il devient l’un des tout premiers stockistes Citroën de la région (équivalent de sous-agent aujourd’hui). Petit à petit, l’affaire familiale prend de l’ampleur. Elle devient agent Citroën dans les Années trente, statut qu’elle possède toujours aujourd’hui. A l’arrière-grand-père succèdent ses deux fils, Alexis et Louis, le grand-père de Laurent.
En 1972, Pierre Gavard, le père de Laurent, reprend seul l’affaire familiale. Né quatre ans plus tard, Laurent grandit donc au milieu des voitures et dans le culte de la marque aux deux chevrons. Sa voie est toute tracée et, après un BEP de mécanique automobile, il obtient un baccalauréat professionnel qu’il complète avec un brevet professionnel d’électricien automobile. Pendant un an, il fait ensuite une formation complémentaire de carrossier. De 1992 à 1998, il effectue son apprentissage à la concession Peugeot d’Annemasse. Après un service militaire particulièrement court, puisque de deux mois seulement, il intègre l’entreprise familiale où il débute comme simple ouvrier mécanicien multitâches. Là, il intervient sur des voitures de toutes marques. Mais, très vite, sa préférence va aux Peugeot et aux Citroën qu’il connaît le mieux. Aussi, il est plus à l’aise avec l’électricité automobile qu’avec la « grosse mécanique ». Il épaule de plus en plus son père au fil des ans et la transmission se fait en douceur et dans la continuité. Même si celui-ci a officiellement pris sa retraite en 2008, il ne peut s’empêcher, dix ans après, de toujours venir voir ce qui se passe dans l’atelier.







Il est pour nous le fruit d’une période intense de réflexion et de travail initiée dans le courant de l’hiver dernier. Il a aussi été entièrement repensé afin de répondre aux attentes des passionnés de Petites Citroën, qu’ils soient des clients fidèles ou occasionnels. Comme nous vous l’avons annoncé, ce site met aussi en avant le réseau des Points-Relais que vous constituez.
Sinon, cet été à la météo clémente et propice aux ballades dans nos voitures préférées, a été également particulièrement riche en événements et actualités pour notre société : depuis Le Mans Classic début juillet et comme vous le lirez par ailleurs dans cette newsletter, nous avons été entre autres présents au Salon du Véhicule Électrique & Hybride de Val d’Isère, et avons aussi pris part à un road-trip de deux jours en 2 CV entre Montréal et New York où nous avons célébré le 14 juillet et la victoire historique de l’équipe de France dans la Coupe du Monde de Football !

